In The Burning Screen, fleeting silhouettes emerge within expansive gestural abstractions, while smaller works depict figures in quiet interior settings. The exhibition resembles the juxtaposition of different sequences within a single frame, as seen in film or video art, creating a dialogue across different spaces and times. The viewer’s gaze shifts between the visual intensity of the large-scale works and the intimacy of the smaller paintings, focused on their inner life.
The series docile_body examines tensions between the individual and disciplinary power, referencing Michel Foucault’s concept of the “docile body.” In black_fireworks, Wu Jiaru draws parallels between explosions and fireworks, questioning how screens transform catastrophes into spectacle. The series her_room explores the emotional life of solitary figures, while foreign_lines addresses questions of borders, displacement, and shifting cultural contexts.
By juxtaposing sweeping gestures with more intimate registers within a single space, The Burning Screen reflects on how screens bring distant events into the private sphere, revealing the impact of digital technologies on our perception of reality and ourselves.
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Dans The Burning Screen, des silhouettes fugitives apparaissent dans de vastes abstractions gestuelles, tandis que de plus petits formats mettent en scène des figures isolées dans des intérieurs paisibles. L’exposition s'apparente à une juxtaposition d’images, comme on peut en trouver au cinéma ou dans l’art vidéo, lorsque plusieurs séquences coexistent au sein d’un même cadre ou espace, établissant un dialogue entre différents lieux et temporalités. Le regard se déplace entre le chaos visuel des grandes toiles et l’intimité des petits tableaux, centrés sur l’intériorité des personnages.
La série docile_body fait référence au concept de « corps docile » de Michel Foucault et explore les tensions entre l’individu et le pouvoir disciplinaire. Dans black_fireworks, Wu Jiaru rapproche explosions et feux d’artifices, interrogeant la manière dont les écrans transforment les catastrophes en spectacle. La série her_room se concentre sur la vie intérieure de personnages en retrait, tandis que foreign_lines aborde les notions de frontière et de déplacement.
En mêlant gestes amples et registres plus intimes au sein d’un même espace, l’exposition propose une réflexion sur la manière dont les écrans abolissent les frontières entre événements lointains et sphère privée, révélant l’impact des technologies numériques sur notre rapport au réel et à nous-mêmes.













